CAN 2021, Paulin Danho : « La Côte d’Ivoire n’a pas encore été saisie »


CAN 2021, Paulin Danho : « La Côte d’Ivoire n’a pas encore été saisie »

Le ministre des sports Paulin Claude Danho a accordé une interview à Eventnews Presse. Il s’est exprimé sur le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021, de la Côte d’Ivoire décidé par la Confédération Africaine de football (CAF).

Est-ce acté le fait que la Côte d’Ivoire n’organisera pas la CAN 2021 ? Pensez-vous que cela est toujours possible avec tout ce qui se passe ?
Rien n’est acté. Pour que cela soit acté, il faudrait que nous soyons saisis. Quand nous serons saisis officiellement par les autorités de la Confédération africaine de football, alors en tant qu’Etat souverain, nous aviserons. En tenant compte des contraintes techniques, financières et tous les effets induits d’une telle décision.

Le bruit a couru que la présidence Ivoirienne aurait été saisie à travers le directeur de cabinet. Qu’en est-il ?
Ce ne sont que des rumeurs. Nous aurions été saisis, cela aurait fait l’objet d’une communication au conseil des ministres. En tant que ministre des sports, j’aurai présenté la situation à l’ensemble des Ivoiriens et nous aurions décidé en connaissance de cause.

En votre qualité de ministre des sports avez-vous pris contact avec vos collègues du Cameroun et de la Guinée ?
Ce serait discourtois de le faire. Parce qu’ils sont dans une situation particulièrement difficile, il faut leur laisser le temps.

Certains Ivoiriens en colère disent qu’il faut qu’on laisse tout 2021, 2023. Que dites-vous pour les rassurer ?
La colère n’est pas bonne conseillère. La Côte d’Ivoire est avant tout un pays de dialogue, de fraternité. C’est l’héritage que nous avons eu du président Félix Houphouët-Boigny. Le président Alassane Ouattara est un digne héritier du président Félix Houphouët-Boigny donc nous avons fait du dialogue l’arme des forts et non pas l’arme des faibles. C’est l’arme de ceux qui savent mettre l’intérêt général au-dessus de l’intérêt particulier.
L’intérêt général commande que nous regardions objectivement ce qui est bon pour l’Afrique aujourd’hui, ce qui sera bon pour la jeunesse Africaine demain. Nous aviserons en tenant compte de tous ces paramètres.

Si cette décision était actée, est-ce que la Côte d’Ivoire portera plainte devant le tribunal arbitral du sport ?
Le moment venu en fonction de la situation, en fonction de l’appréciation des contraintes objectives qui nous serons présentées par les autorités de la CAF et par l’ensemble de la communauté Africaine, nous saurions apprécier pour donner une réponse adéquate mais en évitant toute situation conflictuelle.

Prince Beganssou